MOOD, une nouvelle vision du marketing

Mood signifie l’état d'esprit dans lequel vous êtes à un moment donné. Cela correspond à une émotion, à une situation. Cette émotion peut suivre une tendance qui induit un comportement.

Pour mieux cibler les individus en marketing on utilise des approches classiques comme l’âge, le genre, les catégories sociaux-professionnelles, etc. Utiliser les Moods est une nouvelle méthode de classification qui permet de nouveaux horizons. Par définition la Mood d’un individu est distincte de son âge, de son genre, etc. De plus celle ci change selon l’humeur et les événements.

C’est en partant de ce constat que Geneviève Flaven de Style Vision à réalisé un workshop pour les designers interactifs. Lors de cette soirée passée avec Grégoire et les membre de l’association, Geneviève nous a décrit quelques moods et quelques tendances à exploiter pour fournir des produits multimédia qui s’organisent autour d’une nouvelle vision des individus.

4 grandes moods

Innovation Mood : connaissance et volonté d’en savoir plus environ 25% de la population

Intuition Mood : volonté de développer une relation qui a du sens environ 35% de la population

Perfection Mood : efficacité, optimisation, envie d’équilibre environ 22% de la population

Satisfaction Mood : vivre l’instant présent, opportunisme environ 19% de la population

4 grandes tendances de moods

SOCIALS SHOPPERS

De nos jours de plus en plus d’individus appartiennent à des communautés virtuelles plus où moins ciblés. Au sein de ses communautés il faut se mettre en avant. C’est l’avènement d’un certain type de narcissisme des individus. Les communautés adoptent deux stratégies : êtres extrêmement généraliste ou au contraire, être positionnés sur des niches.

Nike+ est une plateforme comunautaire de sportifs. Ils peuvent se mesurer les uns aux autres mais aussi promouvoir leurs performances via des widgets
NIKE+

Les individus s’identifient à certaines d’entre elles. Il y a aujourd’hui de nombreuses commutées autour des animaux de compagnies, de certaines marques, de tendances très ciblées, etc.

BRANDING INDIVIDUALS

De nos jour il est banal d’avoir un blog, un compte Flickr, etc. Les outils de communication modernes sont simple à mettre en ouvre. Il ne faut que quelques minutes pour créer un blog. Promouvoir ses créations artistiques n’a jamais été aussi simple avec MySpace ou Flickr. La banalisation de ses outils et leur mise en œuvre de plus en plus simpliste entraîne une vision de plus en “pro” de sa communication personnelle.
Les individus débarrassé des contraintes techniques ont plus temps pour se focaliser sur leur visibilité et la vision d’eux même qu’il souhaitent refléter au près des autres. Ainsi de plus en plus de personnes communiquent sur eux même avec un plan marketing comme le font les entreprises. Les échanges de liens, les cartes de visites, le référencement naturel, tout autant d’attitudes qui étaient auparavant réservés au professionnels et qui passionnent les particuliers.

Moo.com est un service qui permet entre autre d’imprimer des cartes de visites avec les photos de son compte Flickr

moo

 

Le groupe des Brandings Individuals est donc caractérisés par sa capacité à se promouvoir tel une marque avec des techniques de marketing plus ou moins avancées.

A NEED FOR REINVENTION

Certains individus utilisent la technologie qui est mise à leur disposition pour réinventer de façon extreme le monde qui nous entoure. Les outils de création numérique permettent de fabriquer un univers à son image simplement et efficacement. Les jeux vidéos et les personnalisations possibles en sont un bel exemple.

Certaines chaussures de la gamme Adicolor sont vendues avec de feutres pour les personnaliser.

Adicolor

 

La gamme de vêtement Adicolor va dans cette tendance. Il y a aussi les divers concours de customisations de produits tels que le flacon Hugo ou encore la canette Darkdog.

HUMANIZED MOBILITY

Avec la banalisation des achats par correspondance il y a une perte des distances, des lieux et des plus généralement des repères physiques. il n’y a pas si longtemps pour se procurer de la musique il fallait se déplacer chez un disquaire aux horaires d’ouverture. Aujourd’hui, avec un iPhone et le wifi d’une gare ou d’une boite de nuit vous achetez les mp3 que vous voulez au moment où vous le désirez.

Gucci love NY est une collection qui vise entre autre à réintroduire une notion d’exclusivité et de rareté via l’emplacement géographique unique du lieux de vente : New York.
gucci loves NY

L’exclusivité géographique ou temporelle se prête particulièrement bien aux marques internationales qui sont en perpétuelle quête de singularisme. Nous voyons les mêmes enseignes vendre les même produits en ligne et dans toutes les grandes villes de la planète.

Conclusion :

  • Lorsque vous vous adressez à un individu pensez aux communautés auxquels il appartient.
  • Lorsque les gens sont créatifs mettez les en avant.
  • Les expérience des utilisateurs peuvent être l’occasion de réinventer les concepts.
  • Votre service/produit en accès illimité accordez plus d’importance à la localisation.

La soirée c’est poursuivie par quelques exercices autour de marques et de produits dont il fallait trouver des services liés à certaines tendances.
Au final se fut une belle démonstration qui ouvre de nombreuse possibilités pour créer des services ou des fonctionnalités originales et ce notamment dans le monde du multimédia.

Et vous, dans quelle mesure voyez vous cette classification porter un bénéfice sur la conception de services multimédia ?

  1. doff Le 10 Mars 2008 à 23:25

    yes man,
    Cette classification apparait, comme tu le soulignes, plus fine que les classifications conventionnelles. Comme outil et méthode de conception pour mener à bien des projets multimédia, ça donne envie de tester!
    Merci pour cet article avec des références multimédia/hype/branché/ out of the box comme on les aime (du sportif communautaire sur nike+ et du creative consumer sur adicolor). Très “smart”.
    Néanmoins, je m’interroge sur la place de Madame Michu dans tout cela…

  2. o_O Le 10 Mars 2008 à 23:26

    Le truc qui me surprend ici (à part le nom un peu ridicule :)), c’est que ça semble décrire une société ultra optimiste. Tout le monde parait créatif, dynamique et riche. Plus de branleurs, de nazebroks et de ringards.

    Est-ce qu’on ne peut pourrait pas aussi se servir du multimédia pour les pousser à se surendetter un petit coup ? Surtout qu’il semblerait d’après les chiffres que plus de 100% de la population soit contenu dans ces 4 catégories :).

    Ceci dit, je trouve ça intéressant d’aborder les cibles sous l’angle décrit en introduction mais j’ai du mal à être convaincu de l’exactitude d’une telle méthode.
    Comment prévoir un comportement en se basant justement sur le fait que celui-ci change ?

    Et finalement, j’ai l’impression que les 4 tendances de “moods” sont
    - très proches des profils d’utilisateurs tel qu’on peut les décrire habituellement
    - centrés sur une frange très cernée des utilisateurs

    non ?

  3. o_O Le 10 Mars 2008 à 23:29

    Finalement je me pose la même question que doff : et Mme Michu dans tout ça ?

  4. Madame Michu Le 10 Mars 2008 à 23:31

    et je porte des Adicolors, mes gaillards !!

  5. ..::it's Me::.. Le 10 Mars 2008 à 23:37

    Oui, les classifications représentent plus de 100% des utilisateurs, mais comme cela fluctue en permanence selon notre humeur… Nous sommes par moment en phase d’intuition, de perfection, etc.

    Il s’agit bien entendu de Moods qui ne représentent pas tous les états d’esprits. Lors du workshop seules celles-ci ont été évoqués, mais peu aussi surement parler d’attitudes plus négatives.

    Bien que celles-ci soient peu enclines à consommer où utiliser des services

    Tout l’intérêt réside dans le fait que notre comportement change. Une petite fille de 10 ans peut à un moment être dans la même mood que Mme Michu ou encore q’une personne jeune, riche, super trendy et du même coup vouloir s’offrir une petite tour Eiffel lors d’un voyage dans la capitale.
    Avec la classification plus habituelle ses trois cibles ne se seraient sans doute pas retrouvé dans le même groupe.

  6. PRASS t'entends ?! Le 10 Mars 2008 à 00:46

    Un peu de respect pour cette pauvre Mme Michu :p
    Pour ce qui est des passerelles entre le marketing new brain in the mood (of love ?) et la réa’multi, à mon sens il y a un critère qui remporte tout sur son passage et ce quelque soit sa déclinaison c’est le bon vieux nombrilisme. Se faire voir (gloups), se démarquer de ses semblables au sein d’un groupe restreint resteront des valeurs fortes quelque soit leur domaine d’application.

    Je considère “Mood” comme un mot qui regroupe des tendances remises au goût du jour un peu comme le “web 2.0″ a remis en selle le JavaScript. A savoir qu’on connaissait déja mais qu’on avait pas forcément vu toutes les possibilités tout de suite.

    En tout cas très bon post, je m’interroge cependant sur la pérennité de ce genre de tendance.

  7. My' Le 10 Mars 2008 à 10:30

    Très chouette analyse, ça fait réfléchir et surtout ça pose des questions au point de vue marketing qu’on laisse trop souvent de côté lorsqu’on pense simplement à créer et à se faire plaisir dans un projet. En revanche je suis désolé, je vais faire la marginale juste 2sc…je trouve ça extrêmement triste de classer les gens avec des mots chiadés sortis de bouquins de psycho à 2euros du cdi d’à côté…c’est justement parce que l’humain est complexe et plein de paradoxes, que notre métier devient interressant…pourquoi est ce que le monde cherche constament à trouver des réponses et des classifications à tout…Dans tout ça (et je pense que Madame Michu me comprend) je vous le demande : et l’instinct, on en fait quoi?!

  8. Mr Doinel Le 10 Mars 2008 à 00:12

    Eh bien c’est une vision du monde et une catégorisation bien marrante mais qui fait froid dans le dos !

    Il ne faut pas oublier que quand tu construits un persona, “tu fais de la sociologie de comptoir”. C’est-à-dire qu’un persona est une pure invention de ton esprit qui vise à remettre dans le réel ton interface (même si on peut s’inspirer d’amis ou de la famille pour les construire).

    La conception centrée utilisateur fait surtout appel au bon sens je pense plutôt qu’à des catégorisations qui peuvent être fragile sur le long terme.
    Mais bravo pour les documentations et merci Geneviève! :)

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